Au titre du premier trimestre 2014, les défauts de paiements ont été encore une fois revus à la hausse | Ahmed El Fehdi

Le monde des affaires regorge toujours de soucis et de difficultés. Actuellement, les professionnels se heurtent à un problème de défaut de paiement qui commence à prendre davantage d’envergure et à mettre en péril certaines activités économiques. Selon des statistiques de l’assureur-crédit Euler Hermès, les défauts de paiement au cours de ce premier trimestre de l’année 2014 ont été révisés à la hausse avec un pourcentage de 11% par rapport à la même période de l’année précédente.

En fin d’année 2013, les taux oscillaient à des niveaux sans précédent et ont réalisé une hausse de l’ordre de 19% par rapport à l’année antérieure. De même, d’autres problèmes ont été relevés, dont essentiellement des difficultés en matière de recouvrement après l’annonce de l’impayé par les assurés de l’assureur-crédit Euler Hermès.

D’après la même source, les montants qui ont été recouvrés ont enregistré une diminution significative par rapport aux années révolues. Ce qui veut dire que dans l’espace de neuf mois, au moins 80% du montant de la facture sera définitivement perdu.

Les chefs d’entreprise sont conscients du danger, pouvant éventuellement arriver jusqu’à la saisie de leurs biens. M. Boubker EL FEHDI, un chef d’entreprise confirme que malgré les efforts de recouvrement déployés à l’amiable, ils ne débouchent pas sur grand-chose. Il est désormais probable qu’ils soient traînés en justice ou de voir leurs biens saisis. Dans une optique d’attentisme, les responsables préfèrent retarder le paiement en vue de soulager leur trésorerie. Il ne s’agit plus d’une procédure à laquelle il est mal vu de recourir, c’est devenu une pratique presqu’ordinaire.

A ce titre, les statistiques démontrent que les délais de paiement se sont allongés chez l’ensemble des opérateurs. D’où, il y a lieu de relever de graves problèmes de financement. C’est ainsi que les activités portant sur le factoring et l’assurance-crédit se sont multipliées. Dans le factoring à lui seul, les encours de créances cédées ont connu une augmentation de 20 à 30%.

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La sécurisation des systèmes de paiement au cœur des préoccupations de la Banque Centrale